Peter Lehmann (Editeur)
Arrêter la prise des psychotropes – Se sevrer avec succès des neuroleptiques, antidépresseurs, thymorégulateurs, psychostimulants et tranquillisants

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Préfaces de Pirkko Lahti et Loren R. Mosher. Avec les contributions de Karl Bach Jensen, Regina Bellion, Wilma Boevink, Michael Chmela, Oryx Cohen, Bert Gölden, Gábor Gombos, Maths Jesperson, Klaus John, Bob Johnson, Manuela Kälin, Kerstin Kempker, Leo P. Koehne, Peter Lehmann, Ulrich Lindner, Fiona Milne, Mary Nettle, Laurent Pelissier, Pino Pini, Roland A. Richter, Marc Rufer, Lynne Setter, Martin Urban, David Webb et Josef Zehentbauer. Traduction de Anne-Laure Donskoy et Horst Pollmann

Des milliers de personnes prennent des psychotropes psychiatriques (p. ex. Anafranil, Haldol, Largactil, Laroxyl, Leponex, Nozinan, Prozac, Seresta, Solian, Temesta, Tercian, Tranxène). Pour ces personnes, il est essentiel d'entendre les témoignages de personnes qui ont réussi a arrêter de prendre ces substances sans devoir retourner chez le médecin. Dans "Arrêter la prise des psychotropes", dix-huit personnes d'Australie, d'Autriche, du Danemark, d'Angleterre, d'Allemagne, de France, de Hongrie, des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande, de Suède, de Suisse et des Etats-Unis (entre autres : Wilma Boevink, Gábor Gombos, Maths Jesperson, Peter Lehmann, Mary Nettle) parlent de leurs expériences.

De plus, huit professionnels de la santé travaillant dans la psychothérapie, la médecine, la psychiatrie, etc. décrivent comment ils ont aidé leurs patients à s'en sortir.

"Le livre apporte un message provocateur : les expériences vécues diffèrent parfois des conventions scientifiques. Le livre est basé sur les expériences personnelles des personnes concernées, (ex-) usagers et survivants de la psychiatrie et des quelques professionnels qui aident des patients à se sevrer des psychotropes. Cela représente ainsi un bon point de départ de discussion. Ce livre devrait être accessible dans chaque cabinet médical, chaque service thérapeutique et dans chacune bibliothèque personnelle des patients." (Pirkko Lahti, Femme présidente de Fédération mondiale pour la santé mentale)

Préface de Pirkko Lahti

Ce livre, le premier au monde à traiter de « l'arrêt réussi de la prise de psychotropes », a été publié en 1998 en Allemagne. Il vise en premier lieu les personnes prêtes à arrêter – de leur propre chef – la prise de psychotropes. Mais il s'adresse également aux familles et aux thérapeutes.

Des millions de personnes prennent des psychotropes psychiatriques, par exemple l'halopéridol [Neuroleptique, vendu dans le commerce sous les noms de Haldol, Halopéridol, Novo-Peridol, Serenace], la fluoxétine [Antidépresseur, vendue dans le commerce sous les noms de Apo-Fluoxetine, Deprexin, Docfluoxétine, Fluctine, Fluocim, Fluox, Fluoxemed, Fluoxetin, Fluoxétine, Fluoxifar, Fluoxone, Fontex, FXT, Prosimed, Prozac, Salipax] ou l'olanzapine [Neuroleptique, vendu dans le commerce sous les noms de Olanzapine, Olanzaran, Zalasta, ZypAdhera, Zyprexa]. Pour ces individus, avoir accès aux récits détaillés d'autres personnes, pour lesquelles l'arrêt de la prise de ces médicaments ne s'est pas traduit par une nouvelle visite chez le médecin, représente un intérêt crucial.

Nombre de mes collègues qui travaillent dans le domaine de la santé mentale passent beaucoup de leur temps à développer les critères concernant l'administration de psychotropes. Les diagnostics tels que les actes impulsifs, la dépression, les dermatoses, l'hyperactivité, les formes extrêmes de nausée et de vomissement pendant la grossesse, l'insomnie, l'énurésie nocturne, la psychose, le bégaiement ou le mal des transports peuvent mener à l'administration de neuroleptiques, d'antidépresseurs, du lithium [Thymorégulateur, vendus dans le commerce sous les noms de Camcolit, Carbolith, Duralith, Granions de lithium, Litarex, Lithane, Lithiofor, Lithium, Maniprex, Microsol, Neurolithium, Priadel, Oligosol, Oligostim, Quilonorm, Téralithe], de tranquillisants et d'autres psychotropes. La multiplication des indications est lourde de responsabilités et de conséquences.

Diagnostics et indications mènent souvent à l'emploi de psychotropes, traitement qui peut durer longtemps. Qui est à même de prédire si l'on peut arrêter la prise de psychotropes sans problèmes, une fois le temps venu. Nous connaissons déjà les effets de dépendance produits par les tranquillisants mineurs, les benzodiazépines en particulier. L'arrêt sans assistance thérapeutique ni connaissance des risques peut prendre une tournure dramatique. Quels sont les risques quand on arrête la prise de neuroleptiques, d'antidépresseurs ou du lithium?

Quels facteurs favorisent le sevrage avec succès, succès au sens où les patients ne se retrouvent pas immédiatement dans le cabinet du médecin mais vivent libres et en bonne santé, ce que nous souhaitons tous? Quelles sont les conditions qui pourraient entraîner une rechute rapide après l'arrêt? N'avons nous pas entendu parler des problèmes occasionnés par l'arrêt de la prise de psychotropes, des modifications de récepteurs, de la super-sensitivité psychotique ou d'épisodes psychotiques liés au sevrage? Qui est capable de faire la distinction entre rechutes et problèmes de sevrage cachés?

Ne laissons-nous pas nos patients seuls avec leurs soucis et leurs problèmes quand ils ont décidé de leur propre chef – quelque soit la raison – d'arrêter la prise de psychotropes? Où pourront-ils trouver l'assistance, la compréhension et les exemples positifs s'ils se détournent de nous, désillusionnés (ou nous d'eux)?

Peter Lehmann, membre de la direction du Réseau Européen des (ex-) Usagers et Survivants de la Psychiatrie (REUSP) et ex-membre du Conseil d'Administration de Santé Mentale Europe, section européenne de Fédération Mondiale pour la Santé Mentale, est reconnu en tant que premier expert mondial à avoir rassemblé des témoignages sur l'arrêt réussi de la prise de psychotropes par les personnes concernées et sur l'assistance portée aux patients dans cette démarche, par leur thérapeute.

Dans ce livre, 28 personnes originaires d'Australie, de Belgique, du Danemark, d'Allemagne, d'Angleterre, de Jugoslavija, de Nouvelle Zélande, des Pays Bas, d'Autriche, de Suède, de Suisse, de Hongrie et des États Unis, décrivent leurs expériences liées à l'arrêt de la prise de psychotropes. De plus, huit psychothérapeutes, médecins généralistes, psychiatres, travailleurs sociaux, psychologues et naturopathes témoignent du soutien apporté à leurs patients dans le sevrage. La dimension internationale des auteurs donne au livre une perspective très large des différentes expériences et connaissances.

Le livre apporte un message provocateur : les expériences vécues diffèrent parfois des conventions scientifiques. Le livre est basé sur les expériences personnelles des personnes concernées, (ex-) usagers et survivants de la psychiatrie et des quelques professionnels qui aident des patients à se sevrer des psychotropes. Cela représente ainsi un bon point de départ de discussion. Ce livre devrait être accessible dans chaque cabinet médical, chaque service thérapeutique et dans chaque bibliothèque personnelle des patients.

Photo of Pirkko Lahti

Pirkko Lahti
Présidente de la Fédération Mondiale pour la Santé Mentale (2001-2003)
Helsinki, le 19 août 2002

 

Préface de Loren R. Mosher

en préparation

Photo of Loren Mosher  

Loren R. Mosher MD
Director, Soteria Associates
Clinical Professor of Psychiatry, University of California at San Diego, School of Medicine
le 26 août 2002

 

Préface de l'éditeur

« Cherchons auteurs pour contribution de textes ayant pour sujet ‹L'arrêt de la prise de psychotropes›. » Tel était le titre de mon appel lancé en 1995 dans les cercles concernés du monde entier. Voici ce que j'écrivais :

« ‹Arrêter la prise de psychotropes – Témoignages concernant la prise de tranquillisants, antidépresseurs, neuroleptiques, carbamazépine [Anti-épileptique administré comme prophylactique de phases et thymorégulateur respectivement, sous le nom commercial de Atretol, Carbamazepin, Carbamazépine, Carbatrol, Carsol, Neurotop, Novo-Carbamaz, Tegretal, Tégrétol, Timonil] et le lithium›. Tel est le titre d'un livre qui doit être publié en 1997/98. L'intérêt de savoir qu'il est possible d'arrêter les psychotropes tels que ceux mentionnés sans courir le risque de se retrouver immédiatement dans le cabinet du médecin ou à l'hôpital psychiatrique est essentiel pour la majorité des personnes à qui ils sont prescrits. Dans ce but je suis à la recherche d'auteurs qui ont eux-mêmes fait l'expérience d'essayer de mener une vie sans psychotropes psychiatriques et qui sont prêts à en témoigner. Je cherche également des témoignages de personnes qui ont réussi à aider d'autres personnes à se sevrer des psychotropes soit à titre professionnel ou dans le cadre de leur vie personnelle. »

Je reçus un grand nombre de lettres de la part de personnes concernées qui se déclaraient prêtes à apporter leurs contributions. Parmi elles, il y avait des réponses de quelques professionnels dont les contributions se trouvent dans le livre. Une psychiatre de Berlin a plus tard refusé que sa contribution soit publiée, qui parlait de l'arrêt possible et par étapes pratiqué dans son cabinet, en parallèle avec des sessions de psychothérapie de groupe. La raison de ce refus était probablement la crainte (peut-être justifiée) de voir son cabinet envahi de patients prêts à supprimer les psychotropes. Sans réponses de la part de proches parents, j'avais envoyé mon appel à l'Association Fédérale Allemande des proches de ‹malades psychiques›. Résultat : silence. La raison de ce manque d'intérêt des associations de parents proches résidait-elle dans le fait que l'industrie pharmaceutique offre depuis des années des informations gratuites ainsi qu'un accès libre à ses conférences sans paiement?

Toutefois, ce serait une erreur grave de chercher la source des problèmes liés à la prise en continu de psychotropes, et des difficultés éventuelles à leur arrêt, uniquement dans l'insensibilité des proches de la personne ou dans leur ignorance du sujet, ou encore dans l'attitude négative des médecins ou de l'industrie pharmaceutique qui ne cherche qu'à protéger ses profits. Deux femmes qui avaient répondu à mon appel et qui souhaitaient témoigner de leurs expériences se sont ensuite désistées. Leur raison : elles avaient fait une ‹rechute›. Une autre femme disait que le moment d'arrêter avait été mal choisi. Sa raison : la séparation d'avec son ami. Encore une autre personne m'informait, sans donner d'autres détails, du fait qu'elle était retournée à la clinique en raison d'un nouvel épisode de psychose. Est-ce qu'elle vivait ce que les spécialistes appellent une « psychose d'arrêt » ou se sentait-elle simplement submergée de nouveau par des problèmes antérieurs dont elle n'était pas encore sortie?

Bien entendu j'ai évité d'inciter autrui à l'arrêt. Je me suis expressément adressé à ceux qui avaient déjà arrêté avant mon appel. Pourtant je me pose la question de savoir si mon travail journalistique sur le sujet n'a pas de façon involontaire parfois incité certaines personnes à arrêter les psychotropes de manière imprudente ou pas assez réfléchie.

Depuis que les psychotropes psychiatriques sont prescrits, nombreux sont ceux qui ont pris la décision d'en arrêter la prise de leur propre chef. On ne peut que spéculer sur le nombre de personnes qui ont essayé d'arrêter sans être bien informées des risques éventuels, qui ont fait des rechutes et qui ont du recommencer un long cycle de traitement. Je pense qu'il est prudent de dire qu'un grand nombre d'essais auraient été réussi si ceux qui souhaitaient arrêter, ainsi que leurs proches, avaient été mieux informés des problèmes potentiels qui peuvent intervenir ainsi que des moyens pour éviter les rechutes souvent prédites.

En dehors de quelques exceptions, les professionnels ne se soucient guère de la façon dont ils peuvent aider ceux de leurs patients qui ont décidé de se sevrer des psychotropes. Leur tourner le dos et les laisser seuls avec leurs problèmes est preuve d'un manque de responsabilité vis-à-vis du sujet.

Il n'est pas possible dans un seul ouvrage de présenter toutes les différentes façons d'arrêter la prise de psychotropes. En tant qu'éditeur j'ai cru important que ‹mes› auteurs, outre les professionnels qui y ont participé, décrivent leurs désirs, angoisses et leurs façons de procéder aussi ouvertement que possible. Un seul interdit, ne pas donner de conseils à autrui, suggérer quoi faire ou distribuer des recettes miracle. Chaque lecteur doit pouvoir trouver sa propre voie et ses propres moyens tout en étant conscient des problèmes potentiels et des possibilités, en étant conscient de ses faiblesses et de ses forces ainsi que de ses limites et souhaits personnels. Les témoignages de ceux qui ont réussi à arrêter la prise de psychotropes psychiatriques devraient montrer qu'il est possible d'atteindre le but souhaité sans dommage et qu'il est possible de mener une vie exempte des conséquences d'un traitement aux psychotropes, totalement ou partiellement.

En vue d'exclure les malentendus, je voudrais insister sur le point suivant : Dans le livre, les essais sur l'arrêt des psychotropes ont une teneur positive. Ceci ne doit pas être une surprise puisque j'avais clairement requis des expériences positives. Il va toutefois sans dire que le sevrage peut faillir ou ne pas aboutir au résultat souhaité, c'est-à-dire mener une vie exempte de psychotropes et cela d'une manière durable. Étant donné que l'arrêt efficace n'est pas traité dans la littérature, et que de surcroit l'industrie pharmaceutique et les psychiatres patentés en font un tabou, il me semble plus que justifié d'offrir un espace d'expression à titre de contrepoids à cette réalité jusqu'à présent éclipsée par rapport à des informations partiales.

L'arrêt pratiqué de son propre chef ne constitue pas seulement un tabou mais est aussi considéré comme facteur de risque et on l'associe à un trouble psychiatrique. On trouve une illustration de cette approche dans un manuel de diagnostics psychiatriques distribué dans le monde entier, le DSM-IV-TR. La classification no. V15.81 (Z91.1) se rapporte à la « Non-observance du traitement ». Cette mention clinique, qui entre dans la catégorie des « Situations supplémentaires qui peuvent faire l'objet d'un examen clinique », peut facilement être attribuée à toute personne qui souhaite arrêter les psychotropes. Elle est censée être portée au dossier médical de la personne lorsque celle-ci juge que ses intérêts et valeurs personnels sont prioritaires par rapport à ceux des psychiatres prescripteurs des psychotropes :

« Les raisons de la non-observance du traitment peuvent inclure : l’inconfort résultant du traitement (p. ex., effets secondaires du médicament), les frais de traitement, des décisions fondées sur des jugements de valeur personnels ou des croyances religieuses ou culturelles concernant les avantages et inconvénients du traitement proposé, des traits de personnalité ou des styles de coping maladaptés… » (American Psychiatric Association, 2003, p. 850)

2 avril 2010
Peter Lehmann

Table des matières

Avertissement au lecteur

Préfaces

  • Pirkko Lahti

  • Loren R. Mosher

  • Peter Lehmann

IntroductionLa décision d'arrêter

  • Laurent Pelissier : Pourquoi faire simple quand on peut nuire

  • Mary & Jim Maddock : Le réveil lent d'un couple

  • Peter Lehmann : Retour à la vie

Arrêter la prise des psychotropes pas à pas

  • Wilma Boevink : Les monstres du passé

  • Bert Gölden : Avec de la patience

Contre-poids

  • Gábor Gombos : Comment refuser une histoire familiale psychiatrique

  • Maths Jesperson : Entre lobotomie et antidépresseurs

  • Ulrich Lindner : J'ai couru pour ma vie. Comment j'ai guéri de ma dépression

  • Oryx Cohen : Cours accéléré en matière de psychiatrie

Arrêter la prise des psychotropes avec une aide professionnelle

  • David Webb : « S'il vous plait, ne mourez pas »

  • Manuela Kälin : Visite à domicile de l'homéopathe

  • Fiona Milne : Mon rocher dans le déferlement des vagues

Mieux vaut quelques fois que de façon permanente …

  • Mary Nettle : Reprendre le contrôle

  • Lynne Setter : Retour à moi-même

Assistance professionnelle

  • Marc Rufer : Création de la peur / Eliminer la peur – Lorsque vous voulez arrêter, l'opinion de votre médecin est dangereuse

  • Josef Zehentbauer : Qui a peur d'arrêter la prise des psychotropes? La consultation d'un médecin et le dialogue psychothérapeutique pendant le sevrage de la prise des tranquillisants

  • Martin Urban : « Suis-je vraiment encore handicapé? » Accompagnement psychothérapeutique pendant le sevrage de la prise des psychotropes – Etude de cas

  • Roland A. Richter : Arrêt de la prise de psychotropes accompagné d'un traitement orthomoléculaire

  • Pino Pini : Alberto et son handicap mental mais sans psychotropes. Administration d'un neuroleptique-dépôt comme essai (failli) de médiation

  • Klaus John : Arrêt et désintoxication des effets des psychotropes vus par la médicine naturelle

  • Kerstin Kempker : Arrêter la prise des psychotropes dans la « Maison pour s’enfuir » (« Weglaufhaus »)

  • Bob Johnson : Supprimer les psychostimulants pour les enfants

Après l’arrêt

  • Regina Bellion : C'est après l'arrêt que les problèmes commencent

  • Leo P. Koehne : « Et maintenant … voici Imap ! Et en plus ça vous aidera à l'insertion sociale! / à vous insérer socialement! »

Mots de la fin

  • Peter Lehmann : Épilogue de l'éditeur

  • Karl Bach Jensen : Désintoxication – en général et en particulier. Pour une culture du respect

Annexe

  • Principes actifs des composants dans les psychotropes et dénominations commerciales

  • Bibliographie

  • A propos des auteurs

  • Index

Avertissement au lecteur

La connaissance des risques inhérents à la prise des psychotropes psychiatriques n'échappe pas à un développement permanent. L'expérience accroît nos connaissances particulièrement en ce qui concerne l'arrêt d'un traitement aux psychotropes. Si une réduction de dose est mentionnée dans ce livre, les lecteurs pourront être assurés que les auteurs ainsi que l'éditeur ou la maison d'édition respectivement, ont apporté beaucoup de soin à ce que cette mention corresponde à l'état des connaissances au moment de la publication du livre.

Étant donné qu'une multitude de facteurs individuels (états physique et psychique, situation sociale, conditions de vie etc.) jouent un rôle essentiel dans le processus de l'arrêt d'un traitement aux psychotropes, les affirmations des auteurs ne doivent pas être considérées comme suggestions applicables à tous les lecteurs. Dès lors ceux-ci sont tenus de vérifier que la décision d'arrêter d'une manière particulière la prise des psychotropes, après la lecture du présent livre, est réalisée en toute responsabilité et en toute connaissance de cause, tout en tenant compte de leurs conditions de vie, y compris de leurs états physique et psychique et après consultation éventuelle d'un spécialiste en la matière.

Une telle vérification est très importante en cas de médicaments rarement prescrits ou de substances nouvelles sur le marché.

De fait l'éditeur, la maison d'édition et les auteurs ne pourront être tenus pour responsables des conséquences des effets non souhaités des psychotropes ni de l'arrêt de tels traitements. L'éditeur demande à toutes les personnes concernées de bien vouloir lui faire part soit des imprécisions contenues dans le livre, soit des échecs rencontrés lors de l'expérience d'un arrêt bien réfléchi du traitement et de lui en expliquer en détail les circonstances.

Peter Lehmann
Juillet 26, 2009

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