Kommentar zum Kongress »Conclusions of Balancing
Mental Health Promotion and Mental Health Care«, WHO
/ Europäische Kommission, 22. bis 24. April 1999 in Brüssel
Un commentaire personnel au
sujet du symposium du 22 au 24 avril à Bruxelles
Im 19. Jahrhundert war es üblich, dass ausschliesslich
Männer über die Belange von Frauen redeten. Als im Zuge
der Frauenemanzipation die Forderung nach Mitsprache und Selbstbestimmung
aufkam, empfand sich die erste Frau, der eine Anwesenheit und
Mitsprache bei Frauenthemen gestattet wurde, vermutlich ebenso
als Exot(in) wie ich als Vertreter von Psychiatriebetroffenen
[zu übersetzen mit: (ex-)users and survivors of psychiatry].
Man kann ein solches Repräsentationsverhältnis von einem
Psychiatriebetroffenen auf ca. 70 Psychiatrisch Tätige
von anderen Beteiligten abgesehen als veraltet betrachten.
Optimisten, zu denen ich mich zähle, sehen darin den Willen,
einen ersten Schritt in Richtung »Wirksame Einbeziehung von
Psychiatriebetroffenen in die Diskussion deren eigener Belange
auf dem Weg zu Selbstbestimmung und angemessener Hilfe« zu
setzen.
Als Optimist freute mich über die Einladung. Es hätte
allerdings eine Vielzahl weiterer qualifizierter Psychiatriebetroffener
gegeben, die sich längst einen internationalen Namen in Sachen
»Strenghtening mental health promotion« und »Strenghtening
community mental health services and primary care« gemacht
haben, z.B. Gábor Gombos, Roberta Graley, Iris Hölling, Karl
Bach Jensen, Maths Jesperson, Kerstin Kempker, Mary Nettle, Virpi
Vesterinen. Aber man hat die einladende Europäische Kommission
und die WHO schlecht beraten und einzig mich eingeladen. So war
es kein Zufall, dass abgesehen vom Beitrag von Prof. Lars-Olof
Ljungberg aus Malmö nahezu ausschliesslich Vorträge
von Psychiatern zu hören waren, die jede Spur von Selbstkritik
vermissen liessen. Dabei ist bekannt, dass in allen europäischen
Ländern eine wesentlicher Prozentsatz der Psychiatriebetroffenen
über ein Nichtvorhandensein von Hilfsmöglichkeiten zur
Lösung der Probleme klagen, die zur Psychiatrisierung führen.
Was bringt es, wenn die wirklichen Probleme Psychiatriebetroffener
nicht zu Wort kommen, zum Beispiel deren vehemente Ablehnung menschenrechtswidriger
ambulanter Zwangsbehandlung oder Frühberentung infolge psychopharmaka-
und elektroschockbedingter Schäden? Wer vermag möglicherweise
vorhandene vernünftige Ansätze von reinem Selbstlob
zu trennen, wenn die eigenen psychiatrische Tätigkeit angeblich
alle Probleme löst und zumindest im Vortrag
nicht ein einziger Psychiatriebetroffener ohne wirksame Hilfe
und Mitsprache bleibt, wenn der nahezu 100%ige Ausschluss der
Betroffenen, die Subjekte des psychiatrischen Felds, aus der Konferenz
unkritisiert bleibt, wenn Menschenrechtskonflikte nicht einmal
erwähnt werden?
So frage ich rhetorisch, was von den Eckpunkten meines Beitrags
im Entwurf des Consensus-Papiers übrigblieb:
-
Nutzerorientierung bei Vorbeugung und Hilfe
-
Echte Einbeziehung und Aufnahme des Erfahrungsschatzes Psychiatriebetroffener
auf allen Ebenen von Entscheidungs-, Verwaltungs- und Ausbildungsangelegenheiten
-
Schutz der körperlichen Unversehrtheit statt psychiatrisches
Recht auf Zwangsbehandlung
-
Wahlmöglichkeiten als Charakteristikum der Freiheit
-
Aufbrechung des Tabus »Unbeabsichtigte Marginalisationsprozesse
und psychische Beeinträchtigungen auch bei gutgemeinten
Behandlungsimplikationen«
-
Deinstitutionalisierung statt ständigem Ausbau der
Gemeindepsychiatrie sowie Aufbau von Alternativen zur Psychiatrie
als Angebot für Menschen, die mit Psychiatrie schlechte
Erfahrungen gemacht haben oder die Zuständigkeit von
Medizin zur Lösung psychischer Probleme sozialer Natur
von vornherein verneinen
-
Finanzierung von Selbsthilfe und Alternativen durch Splittung
der vorhandenen Finanzmittel
Ist es gut oder schlecht, wenn mir als einzigem Vertreter Psychiatriebetroffener
nur in den Pausen von einzelnen Anwesenden wohlwollend auf die
Schulter geklopft und ein »Gut so, weiter so« zugeflüstert
wird? Wäre ein Klima basierend auf ausgewogenerer
Zusammensetzung des Publikums nicht produktiver, das eine
offene Debatte zulässt?
Angesichts all dieser Unzulänglichkeiten werte ich es als
Erfolg, dass nach deutlicher Kritik meinerseits (niemand wagte
es, unsere Position zu bekräftigen) unter freundlicher Unterstützung
und Mitwirkung der EU-Vertreter (DG/V/F), Dr. Alexandre Berlin
und Herrn Horst Kloppenburg, noch folgende Aspekte in das Consensus-Dokument
aufgenommen wurden: die aktive Einbeziehung von Psychiatriebetroffenen
in die Psychiatriepolitik, die Förderung von Selbsthilfeansätzen
und vor allem die Wahlfreiheit als Aspekt zu stärkender Menschenrechte.
Jetzt fehlen »nur« noch die Alternativen zur Psychiatrie
à la Weglaufhaus Berlin, Soteria/Kalifornien, nutzerbetriebene
bzw. -kontrollierte Alternativen u.v.m. sowie die Finanzmittel
zum Informationsaustausch und der Entwicklung und Verbreitung
der Alternativen und der Selbsthilfeansätze. Erst wenn es
diese gibt, kann man von echter Wahlfreiheit und somit von Gewährleistung
von Menschenrechten sprechen.
Ich bin gespannt, ob bei den nächsten Kongressen mehr Psychiatriebetroffene
eingeladen werden, ob deren Beteiligung über Statements bei
Podiumsdiskussionen hinausgehen. Fördermittel sollten deshalb
von einer wirksamen Mitsprache und Beteiligung Psychiatriebetroffener
abhängig gemacht werden. »Psychiatrische Dienste gehören
den Betroffenen«, sagte Dr. Eero Lahtinen. Dann sollten diese
wirksam in alle Belange einbezogen werden.
Peter
Lehmann, European
Network of (ex-) Users and Survivors of Psychiatry
Un commentaire personnel au sujet du symposium
du 22 au 24 avril à Bruxelles
Il était courant au 19ème siècle que seuls les
hommes discourent des intérêts des femmes. Lorsque,
dans la foulée de son émancipation, la femme a revendiqué
le droit à la participation et à l'autodétermination,
la première à s'être vu autoriser une présence
et une participation à des sujets féminins, a probablement
eu la même sensation d'»exotisme« que moi, qui
représente les ex-patients psychiatriques (ce que je traduirais
par »les ex-usagers et survivants de la psychiatrie«).
On peut estimer qu'un tel rapport de représentation d'un
»ex« pour quelque 70 actifs en psychiatrie abstraction
faite des autres participants est désuet. Les optimistes,
parmi lesquels je me compte, y voient la volonté de poser
un premier geste pour une »participation effective des personnes
concernées par la psychiatrie à la discussion de leurs
intérêts personnels sur la voie de l'autodétermination
et d'une aide appropriée«. En tant qu'optimiste, je
me réjouis de l'invitation. En effet, quantité d'autres
ex-patients psychiatriques qualifiés, qui ont acquis depuis
longtemps une réputation internationale dans le domaine de
la »promotion des soins de santé mentale« et du
»développement de la psychiatrie communautaire et des
soins primaires« auraient pu être à ma place. Comme
Gábor Gombos, Roberta Graley, Iris Hölling, Karl Bach Jensen,
Maths Jeperson, Kerstin Kempker, Mary Nettle, Virpi Vesterinen.
Mais la Commission européenne et l'OMS qui nous accueillent
ont été mal conseillées en m'invitant moi seul.
Aussi n'était-ce point l'effet du hasard si abstraction
faite de l'exposé du Pr Lars-Olof Ljungberg de Malmö
la quasi-totalité des discours furent tenus par des psychiatres
qui manquèrent de tout esprit autocritique. Il est notoire
en effet que dans tous les pays européens un pourcentage
important de personnes concernées par la psychiatrie se plaignent
de l'inexistence de possibilités d'aide à la solution
des problèmes qui conduisent à la psychiatrisation.
à quoi bon si l'on aborde pas les vrais problèmes de
ceux qui sont concernés par la psychiatrie, comme par exemple
leur refus véhément de traitements ambulatoires forcés
indignes des droits de l'homme ou de la mise à la retraite
anticipée à la suite de dommages provoqués par
des psychotropes ou des électrochocs ?. Qui est capable de
dissocier des initiatives actuelles, probablement réfléchies,
d'un pur éloge de soi, lorsque l'activité psychiatrique
proprement dite résout apparemment tous les problèmes,
lorsque du moins en théorie il n'est pas un
seul ex-patient qui ne demeure sans aide effective et sans cogestion,
lorsque la quasi-exclusion de la conférence des personnes
concernées, qui sont les sujets du domaine psychiatrique,
demeure non critiquée, lorsque les conflits en matière
de droits de l'homme ne sont pas même évoqués ?
D'où ma question rhétorique : qu'est-il resté des
points essentiels de mon intervention dans le projet de document
consensuel : Orientation de l'usager dans la prévention et
l'aide Véritable intégration et recueil de l'expérience
précieuse de l'ex-patient psychiatrique à tous les niveaux
des matières décisionnelles, administratives et de formation
Protection de l'intégrité physique en lieu et place
du droit psychiatrique au traitement forcé Possibilités
de choix comme caractéristique de la liberté Rupture
du tabou »processus de marginalisation involontaire et atteintes
psychiques même en cas d'implications thérapeutiques
bien intentionnées« Désinstitutionalisation plutôt
qu'extension continuelle de la psychiatrie communautaire et mise
en place d'alternatives à la psychiatrie comme offre aux
personnes qui ont fait l'expérience malheureuse de la psychiatrie
ou nient de prime abord la compétence de la médecine
dans la solution de problèmes psychiques de nature sociale
Financement de l'auto-assistance et d'alternatives par le partage
des moyens financiers disponibles Est-ce bien ou mal que quelques-uns,
pendant les pauses uniquement, viennent frapper avec bienveillance
sur l'épaule du seul représentant des personnes concernées
par la psychiatrie que je suis et me soufflent à l'oreille
»c'est bien, continuez ainsi« ? Un climat basé
sur une composition plus équilibrée du public ne serait-il
pas plus productif que ne le permet un débat ouvert ? Face
à toutes ces insuffisances, j'estime qu'après une critique
en règle de ma part (personne n'a osé appuyer notre
position), avec le soutien et le concours amicaux des délégués
de l'UE (DG/V/F), le Dr Alexandre Berlin et M. Horst Kloppenburg,
le fait d'avoir repris les aspects suivants dans le document de
consensus est un succès: la participation active d'ex-patients
psychiatriques à la politique psychiatrique, l'encouragement
d'initiatives d'auto-prise en charge et surtout la liberté
de choix comme élément de renforcement des droits de
l'homme. Actuellement il »ne« manque »que«
les alternatives à la psychiatrie comme la « maison de la
fugue » à Berlin ou façon « Soteria » (désigne de petites
cliniques accueillant des patients psychiques, où la relation
est privilégiée par rapport aux traitements médicamenteux)
en Californie, les alternatives mises en place ou contrôlées
par les »usagers«, ainsi que les moyens financiers nécessaires
aux échanges d'informations, au développement et à
la diffusion des alternatives et des initiatives d'auto-prise
en charge. Ce n'est qu'une fois cela réalisé que l'on
pourra parler de vraie liberté de choix et, partant, de sauvegarde
des droits de l'homme. Je suis curieux de voir si un plus grand
nombre de personnes concernées par la psychiatrie seront
invitées aux prochains congrès, si leur participation
ira au-delà des exposés lors de débats de spécialistes.
Les fonds d'encouragement devraient dès lors être conditionnés
à une participation et implication effectives des ex-patients
psychiatriques. Les »services psychiatriques appartiennent
aux personnes concernées«, déclarait le Dr Eero
Lathinen. Ces dernières devraient donc être associées
effectivement à tous intérêts.
Peter
Lehmann,
Réseau
européen des (ex-)usagers et survivants de la psychiatrie